LE ONBOARDING CATASTROPHE✈️

 Ça y est… j’y suis.

Après plus de deux ans à y penser, à l’envisager, à le repousser parfois, je concrétise enfin une décision importante : quitter le secteur de l’hôtellerie-restauration.

Les rencontres que je fais à ce moment-là me rassurent.
Je découvre des dirigeants dont les valeurs résonnent avec les miennes. Une entreprise vers laquelle je ne me serais pas tournée spontanément — freinée, sans doute, par ce sentiment diffus de ne pas être totalement légitime — mais qui porte une dimension humaine forte.
Le projet me parle. Il m’apaise. Il me donne confiance.

J’arrive avec beaucoup d’élan.
On m’a décrit une équipe investie, engagée depuis plusieurs mois déjà, mobilisée autour d’un objectif important.
Je vais les rejoindre en tant que Directrice.
Je me projette dans ce rôle, avec l’envie sincère d’accompagner, de soutenir, de structurer.

Le premier jour arrive.

On vient me chercher, puis on m’accompagne dans un bureau provisoire.
J’entre et je dis simplement :
« Bonjour à tous. »

Quelques regards se lèvent.
Les visages sont fermés. Les réponses brèves.
L’accueil est discret, presque inexistant.

La personne qui m’accompagne — celle qui sera mon adjointe — me présente rapidement, puis retourne à sa place.
Je reste debout quelques secondes.
Personne ne reprend vraiment le lien.

Je ressens alors un léger décalage.
Quelque chose de difficile à nommer, mais bien présent.

Je finis par demander où je peux m’installer.
On m’explique que l’équipe est très concentrée sur un événement à venir, que la charge de travail est importante, et qu’il n’y a pas vraiment de place disponible.
Une chaise se libère finalement.

Je m’assois.

L’après-midi s’étire.
Je regarde, j’écoute, j’essaie d’entrer en contact.
Mes tentatives restent sans véritable réponse.

Le temps passe lentement.

À 17h, je décide de partir.

Sur le chemin du retour, les questions arrivent.
Le doute s’installe doucement.
Je repense à mon ancienne entreprise, à ce que j’y laissais, à ce que je venais chercher ici.

Nous sommes mardi.
Et déjà, quelque chose en moi s’interroge.

Pas encore une conclusion.
Plutôt une sensation.
Comme un décalage entre ce que j’avais imaginé… et ce que je commence à percevoir.

La suite reste à écrire.




Commentaires